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Jacques Brotchi dialogue avec sa petite-nièce sur l'euthanasie dans un nouvel ouvrage

BRUXELLES 03/03 - A l'heure où des voix s'élèvent dans le monde pour apprécier la législation avancée de la Belgique en matière d'euthanasie, mais que d'autres mettent en doute le bien-fondé, voire l'immoralité, de cette pratique, les éditions de la Renaissance du Livre publient un ouvrage de Jacques Brotchi, chef de service honoraire de neurologie à l'hôpital Erasme (Bruxelles) et professeur émérite de l'ULB, intitulé "Dis, c'est quoi l'euthanasie?". Le livre est construit autour d'un dialogue entre l'auteur et sa petite-nièce.

L'auteur y retrace l'évolution de la notion d'euthanasie et ses implications morales en Belgique et ailleurs, en des termes accessibles.

Il explique, d'autre part, dans quelles circonstances chacun a le droit de choisir sa fin de vie et de partir dans l'apaisement et la dignité.

La préface est signée par le philosophe Guy Haarscher, lui aussi professeur émérite de l'ULB mais également professeur au Collège d'Europe à Bruges.

Il rappelle à cette occasion que Jacques Brotchi aura été la cheville ouvrière du processus ayant mené à la loi votée en 2014 rendant possible, dans de strictes conditions, l'euthanasie des mineurs. Et de préciser aussi qu'un médecin ne peut se voir obligé de pratiquer une euthanasie, pas plus qu'un avortement, mais est susceptible d'invoquer la clause de conscience, ce qui n'est toutefois pas le cas pour une institution. En effet, un hôpital qui exclurait l'euthanasie d'une façon générale dans son règlement violerait tant l'esprit que la lettre de la loi.

Pour Guy Haarscher, ce livre devrait être lu, médité et étudié dans les écoles car l'auteur y déconstruit les fantasmes et les faux procès intentés à l'euthanasie, protégeant ainsi l'individu jusqu'aux moments ultimes de sa vie.

Quant à Jacques Brotchi, il explique avoir passé 45 ans de son existence à soulager des souffrances, avoir bataillé contre la mort avec des fortunes diverses et cela à un moment où la technologie médicale n'avait pas atteint le développement et la progression actuels.

"A l'époque on ne parlait pas de la qualité de la vie mais seulement de la sauver à tout prix, avant que ne naisse la notion d'acharnement thérapeutique. Parallèlement, des soins palliatifs de qualité se sont développés dans le but d'épargner des souffrances aux malades. Mais certains ont préféré demander à leurs médecins d'abréger leur agonie. Ces derniers étaient toutefois tenus de refuser car pratiquer une euthanasie tombait alors sous le coup d'une loi répressive", se remémore l'auteur. 

PCA/CFI/ • Belga

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