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COVID-19 : Sciensano espère un vaccin pour le printemps 2021

BRUXELLES 09/09 - La vaccination s'est imposée comme la pierre angulaire de la lutte contre le coronavirus, a indiqué le porte-parole interfédéral, Yves Van Laethem, mercredi, lors de la conférence de presse du Centre de crise national. Sciensano espère un vaccin pour le mois de mars en Belgique, mais rappelle que dans l'attente de celui-ci, il est important de respecter les mesures de distanciation sociale, de port du masque et de désinfection des mains.

"La vaccination permettra d'obtenir le plus rapidement possible, le plus efficacement possible et de manière sûre une immunité au niveau personnel et au point de vue collectif", a déclaré Yves Van Laethem.

L'infectiologue a rappelé que la vaccination consistait à mettre un patient en présence d'une partie d'un microbe afin qu'il puisse développer une immunité, sans tomber malade.

Dès le début de la pandémie, des recherches internationales ont été lancées afin d'obtenir des candidats-vaccins. Plusieurs sont à présent arrivés au stade du développement clinique et sont donc essayés chez l'homme, a indiqué Yves Van Laethem. Et de préciser que ces études se déroulent plus rapidement qu'à l'accoutumée, mais pas sans prendre les mesures nécessaires pour bien contrôler ce qui se passe lors des essais cliniques.

Limiter les risques

"On ne prend pas de risques quant à la succession des phases classiques de développement d'un vaccin", a-t-il insisté. Les études se font sur des dizaines de milliers de personnes. "On estime que pour chacun des vaccins arrivés à un stade avancé de la maladie, ces études vont couvrir entre 30.000 et 90.000 personnes pour obtenir une preuve de l'efficacité du vaccin."

Selon le porte-parole interfédéral, l'interruption des essais cliniques de l'entreprise pharmaceutique AstraZeneca en raison d'un effet secondaire non compréhensible survenu chez l'un des volontaires "souligne tout le sérieux avec lequel ces études sont faites". Il a également rappelé que cela se passe tous les jours, avec nombre de vaccins. "C'est une procédure tout à fait banale, normale, et qui montre que tout ceci est suivi correctement, même pour les vaccins qui sont préparés plus rapidement que les vaccins classiques", a-t-il dit.

"Si tout va bien avec le développement du vaccin, nous nous attendons à avoir un vaccin en Belgique pour le printemps, en mars", a déclaré Yves Van Laethem. Et de poursuivre: "d'ici-là, il est probable que d'autres pays aient un vaccin avant, tant en Europe qu'aux Etats-Unis". Dans notre pays, c'est du ressort de l'Agence fédérale des médicaments et des produits de santé de suivre l'efficacité et l'innocuité des vaccins.

Des questions sur la protection et la durée du vaccin

L'infectiologue a ajouté que la protection qu'offrira le vaccin et la durée de celle-ci n'étaient pas encore connues. Selon lui, la vaccination permettra soit une protection complète face au virus, soit une diminution de la gravité des symptômes, soit que l'on ne soit pas porteur du virus.

Les groupes cibles qui recevront en priorité les premières doses de vaccin (1.500.000 sur les 7.500.000 doses du premier vaccin prévues pour le printemps) en mars et en avril ont été établis par le Conseil supérieur de la santé. Il s'agira du personnel des soins de santé, suivi des personnes les plus fragiles (les plus de 65 ans, qui ont éventuellement des pathologies sous-jacentes telles que le diabète, l'obésité, l'hypertension et l'insuffisance cardiaque, et les personnes âgées entre 45 et 65 ans, si elles présentes aussi ce genre de pathologies). D'autres groupes pourraient être définis par la suite, au fur et à mesure que les études sur les vaccins se développeront, a indiqué Yves Van Laethem.

"Avec ce vaccin, nous aurons construit une nouvelle ligne de défense pour nous protéger du Covid-19", a conclu le porte-parole interfédéral. "En attendant, faites attention aux mesures barrières classiques."

SLI • Belga

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