Dossiers  >   Vaccins  >  L'impact de la vaccination contre le rotavirus dans un pays européen

L'impact de la vaccination contre le rotavirus dans un pays européen

13/01 - En ces temps très incertains, la vaccination contre la Covid-19 soulève des espoirs importants dans une partie de la population. A l'inverse, une autre partie s'en inquiète, notamment à cause de l'absence – évidente - de recul. Dans ce contexte où le vaccinoscepticisme pourrait s'amplifier à la moindre alerte, la publication de données sur l'impact à long terme de vaccins relativement récents est bienvenue. C'est le cas pour l'immunisation dirigée contre le rotavirus, dont l'utilisation remonte à 2006, et qui a fait l'objet d'une publication intéressante il y a un mois.

En 2004, ce type de gastro-entérite était responsable d'environ 500.000 décès chez les enfants, à l'échelle mondiale. Avec d'autres facteurs comme une amélioration globale de l'hygiène, l'utilisation des vaccins antirotavirus a eu un impact significatif sur cette mortalité, le chiffre passant à 215.000 en 2013, d'après l'OMS (1), et à environ 128.000 en 2016. Pour cette même année, on estime à 28.000 le nombre de décès évités par le vaccin, et que 83.000 autres décès auraient pu être évités si la vaccination avait été suffisamment étendue (2). Actuellement, un tiers seulement des pays européens l'ont introduite. Cette démarche a notamment été adoptée par la Norvège pour les nourrissons, avec des restrictions d'âge bien claires. L'utilisation exclusive du vaccin monovalent contre le rotavirus (RV1) et une couverture vaccinale qui s'est rapidement étendue ont permis d'évaluer son impact au cours des quatre premières années qui ont suivi (3).

Vous désirez lire la suite de cet article ?

Inscrivez-vous gratuitement pour accéder à tous les contenus de Mediquality sur tous vos écrans.

Pour des raisons de sécurité, votre navigateur n'est pas compatible avec notre site

Nous vous conseillons l'utilisation d'un des navigateurs suivants: