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PSA: intérêt et limite de ce test

22/02 - Les modalités de prescriptions du PSA total (PSAT) restent mal connues alors que son intérêt dans la détection précoce du cancer de la prostate est régulièrement mis en cause. Pourtant s’il a été l’objet de discussion sein de la communauté médicale (1,2), aujourd’hui des règles d’usage claires et consensuelles, adaptées à l’âge, permettent de lever les critiques liées à son manque de spécificité.

Les faits et les données

Le PSAT fait l'objet de critiques récurrentes quant à son efficacité pour détecter précocement le cancer de la prostate. En effet, suite à la publication de deux études randomisées à grande échelle, l'une américaine (PLCO) et l'autre européenne (ERSPC), des recommandations contre l'utilisation du PSAT pour le dépistage ont été émises en France et dans la plupart des pays depuis 2004. Ces 2 études ont montré des résultats contradictoires sur le bénéfice en mortalité spécifique par cancer de la prostate (CaP). Cependant, l'étude PLCO qui ne montre pas de bénéfice du dépistage a depuis été reconnue comme non valide car possédant une trop grande contamination par le PSAT (taux de contamination = nombre d'hommes ayant eu un dosage du PSAT avant leur inclusion dans l'essai. Ceci induit un biais en diminuant le nombre d'hommes à risque enrôlés dans l'essai). Dans l'étude de l'ERSPC, la cohorte avec le plus faible taux de contamination montre le plus grand bénéfice du dépistage. 

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