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Otite moyenne récurrente: les antibiotiques aussi efficaces (et moins chers) que les drains transtympaniques

05/07 - D’après une étude américaine récente, les antibiotiques seraient aussi efficaces que le placement de drains transtympaniques pour le traitement des otites moyennes récurrentes, sauf chez les enfants confrontés à des symptômes très marqués. Dans ce groupe bien spécifique, la chirurgie reste une bonne option thérapeutique en dépit de son coût plus élevé. Les auteurs n’ont pas relevé de problèmes de résistances avec l’option meilleur marché qu’est la prescription d’antimicrobiens.

L'otite moyenne aiguë compte au nombre des infections les plus fréquentes chez les enfants. Les petits qui y sont confrontés de façon régulière seront référés à un ORL, qui décidera s'il convient de privilégier la poursuite d'un traitement par antibiotiques ou de procéder au placement de drains transtympaniques.

Opérés à la demande des parents

Laquelle de ces deux options livre les meilleurs résultats au moindre coût ? Pour leur étude, réalisée à la demande des National Institutes of Health, des chercheurs de l'université de Pittsburgh ont suivi durant deux ans 250 enfants âgés de six mois à trois ans lors de l'inclusion. Les petits patients avaient tous été vaccinés contre le pneumocoque et souffraient d'otites moyennes récurrentes. Une partie d'entre eux se sont vu prescrire une antibiothérapie, tandis que les autres ont été brièvement anesthésiés en vue du placement de drains transtympaniques. L'efficacité des deux méthodes est à peu près équivalente, souligne le Dr Alejandro Hoberman, premier auteur : « L'opération ne résout pas définitivement le problème. Nous avons encore relevé 1,48 otites par an en moyenne après la pose des drains, contre 1,56 dans le groupe traité par antibiotiques – une différence non significative d'un point de vue statistique. Par ailleurs, le groupe qui avait reçu le traitement médicamenteux ne semblait pas plus exposé aux infections résistantes aux antimicrobiens. » Il convient de préciser ici que 45 % des enfants du groupe traité par antibiotiques avaient malgré tout subi une intervention chirurgicale parce que leurs symptômes étaient trop sévères (29 %) ou, en l'absence de nécessité médicale, à la demande expresse des parents (16%). L'antibiothérapie reste néanmoins une option moins coûteuse, puisqu'elle ne nécessite pas de frais d'hospitalisation ou d'ORL.

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