Dossiers  >   Economie de la santé  >  « Médecine rémunérée à l’acte ou système forfaitaire : quel modèle conduit aux meilleurs soins ? » (Entretien croisé, 2/3)

« Médecine rémunérée à l’acte ou système forfaitaire : quel modèle conduit aux meilleurs soins ? » (Entretien croisé, 2/3)

BRUXELLES 02/07 - L'académicien Jan De Maeseneer (UGent) et le médecin Président honoraire de l’ABSyM, Marc Moens, se connaissent depuis 45 ans. Depuis l'époque où ils étaient étudiants, ils ont souvent des opinions diamétralement opposées en matière de santé. « Lorsque nous manifestions à l'université, Jan marchait symboliquement du côté gauche de la rue et moi du côté droit, » plaisante M. Moens. Aujourd'hui encore, ils débattent de façon vigoureuse, mais courtoise. MediQuality les a interrogés à trois reprises sur des thèmes d'actualité dans le domaine des soins de santé.

Aujourd'hui, nous abordons avec eux le thème « Médecine rémunérée à l'acte ou système forfaitaire : quel modèle conduit aux meilleurs soins ? »

J. De Maeseneer : « Notre maison médicale de Ledeberg applique un modèle de financement forfaitaire (un montant fixe par patient et par mois). De plus, tout le monde y est salarié. Pendant 40 ans, j'ai travaillé en étroite collaboration avec d'autres disciplines de soins, comme les travailleurs sociaux, les infirmières ou les promoteurs de santé. L'équipe garantissait des soins intégrés de grande qualité, où chaque prestataire accomplissait des tâches en fonction de ses compétences. La rémunération à l'acte ne stimule pas assez cette répartition logique des tâches et cette coopération. Chacun travaille dans son coin et se dit : si je ne le fais pas, quelqu'un d'autre le fera. »

Vous désirez lire la suite de cet article ?

Inscrivez-vous gratuitement pour accéder à tous les contenus de Mediquality sur tous vos écrans.

Pour des raisons de sécurité, votre navigateur n'est pas compatible avec notre site

Nous vous conseillons l'utilisation d'un des navigateurs suivants: