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Myocardite sous immunothérapie: rare, sévère mais gérable

La myocardite auto-immune est une complication cardiologique reconnue de l'immunothérapie. Les signes sont variés et aspécifiques avec notamment une douleur thoracique, une insuffisance cardiaque et des troubles du rythme, justifiant une prise en charge rapide. L'"American Society for Medical Oncology" propose un algorithme décisionnel pour un traitement à base de corticoïdes et d'immunomodulateurs. Le point avec le Dr Franssen Constantijn1 (UZA).

 

L'immunothérapie a révolutionné le traitement de bon nombre de tumeurs solides (poumon, rein …). Les pronostics des patients se sont sensiblement améliorés en termes de survie sans progression et de survie globale. Mais toute médaille a son revers en l'occurrence la survenue d'effets secondaires "immune-related" en différentes localisations, poumon, foie, pancréas, peau, articulations … et cœur avec des troubles du rythme ventriculaire, des vascularites, des péricardites aiguës et surtout des myocardites. Selon une banque de données de pharmaco-vigilance (BMS), l'incidence serait de 0,07% mais elle irait jusqu'à 1,14 % dans des études de cohorte. La myocardite est grave avec des formes fulminantes, apparaissant dès le début du traitement (1-30 jours) et une mortalité comprise entre 40% et 50% en l'absence d'un diagnostic rapide. 

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