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Quand les rapports non protégés peuvent déboucher sur une démence

17/08 - De nombreuses personnes vivant avec le VIH développent des troubles neurocognitifs qui y sont associés malgré un traitement antirétroviral très efficace. Il s'agit d'un spectre d'anomalies comportementales, psychomotrices et cognitives qui vont du simple dysfonctionnement cognitif subclinique à la démence franche. Le traitement antirétroviral a modifié le paysage de ce dysfonctionnement cognitif, le faisant passer d'une prédominance de la démence à des formes de déficits plus légers, mais il toucherait encore – selon les études - entre 15 et 55% des patients malgré un bon contrôle virologique. Eléments d'explication.

Une macroautophagie dérégulée est impliquée dans la pathogenèse de ce dysfonctionnement cognitif. Au départ du mécanisme, l'incapacité (sauf cas exceptionnels) à éradiquer les réservoirs viraux entraîne une exposition continue des cellules aux protéines virales toxiques, dont la VIH Nef. Cette dernière est une petite protéine sans activité enzymatique mais qui a un impact important sur de nombreux processus, en interagissant avec une multitude de protéines cellulaires. Exprimée au niveau extracellulaire par les cellules infectées (y compris par les astrocytes), même en présence d'un traitement antirétroviral suppressif, elle agit à la surface des cellules ou en entrant dans les cellules voisines, entraînant une altération de leur fonctionnement, des lésions et leur mort.

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