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COVID-19: les médecins de première ligne en grève en Catalogne

BARCELONE 13/10 - Les médecins catalans de première ligne se sont croisé les bras mardi, premier jour d'une grève qui en comptera quatre, rapportent les médias espagnols, alors que les chiffres de l'épidémie de coronavirus poursuivent leur hausse dans cette région du nord-est. Le syndicat Metges de Catalunya, à l'initiative du mouvement, exige une revalorisation des salaires et des conditions de travail des soignants. Il demande également qu'un terme soit mis au "démantèlement des soins de première ligne", selon le quotidien en ligne elDiario.es.

Environ un médecin de première ligne sur cinq a délaissé le stéthoscope mardi, écrit le journal citant des chiffres de l'Institut de Santé publique catalan (ICS). Selon Metges, plus de la moitié des praticiens étaient en grève.

Tous les syndicats n'adhèrent pas à cette action néanmoins, même s'ils partagent les revendications de Metges. "D'un point de vue social", ce n'est pas le moment "le plus opportun" et la mesure est difficile à faire passer auprès de la population, estime ainsi le Foro Catalán de Atención Primaria dans les colonnes de elDiario.es.

La Catalogne fait face à un important rebond de l'épidémie, avec près de 1.300 nouvelles contaminations et 14 décès mardi dans cette région de plus de sept millions d'habitants. Le gouvernement régional planche d'ailleurs sur de nouvelles mesures afin de contenir la propagation du virus.

Pour Javier O'Farrill, représentant syndical de Metges de Catalunya, l'attente des citoyens pour voir un médecin actuellement est à imputer à la pandémie, combinée à un manque de personnel. Sur ce dernier point, l'homme blâme l'Institut de Santé publique catalan.

Sur le site du journal El Periódico, M. O'Farrill reproche à l'ICS un retard dans la mise en œuvre d'un accord de 2018 conclu après une précédente grève.

Josep Maria Argimon, directeur de l'ICS, nuance auprès de 20 minutos, précisant que les deux années convenues pour la mise en œuvre de l'accord ne sont pas encore écoulées. Le moment choisi pour entamer une grève est "tout à fait inopportun", souligne-t-il. Le directeur rejette en outre toute nouvelle négociation. 

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